Votre enfant somnole, est las, dort debout, se sent abattu, n’a envie de rien et se croit sans but spécial : il s’ennuie. Ce n’est pas bien grave. Il lui faut juste quelques remontants. Il vous faut juste le bon remède. Rapprochez-vous de lui et essayez quelques astuces. Vous finirez peut-être meilleur parent de l’année ou meilleur baby-sitter de l’année. Qui sait ? Prenez un bol d’air. Gardez le sourire. On vous embarque dans une belle expérience avec des activités et de nouvelles façons de gérer les cas d’ennui, parfois même extrêmes, à n’importe quel moment chez votre enfant.

L’ennui et lui : un parfait brassage

Le petit bout de choux que vous avez avec vous a envie de se sentir centre de votre monde et d’être intéressant à tout instant. Son jeune âge est un frein pour une concentration à long terme. Alors, il traîne autour de vous et veut se rendre important en vous titillant un peu. Il veut alors être rejoint dans son monde. Si vous l’invitez dans le vôtre, une fois l’invitation acceptée, il se sent perdu. Alors, les circonstances autour de lui ne l’intéressant plus, il se retrouve sans le vouloir la plupart du temps dans un état de nostalgie. Il veut être occupé autant que vous, sans monotonie dans les activités. Il ne veut pas se sentir désœuvré.

Les failles qui profitent à l’ennui

Les raisons de cet état n’ont de fondement que dans sa constitution naturelle, son organisme, sa psychologie et toute sa personnalité. Tout est ennuyant parce qu’autour de lui plus rien n’est en fusion avec ses idées de distraction ou de divertissement.

Le vide autour

Si votre enfant s’ennuie, c’est qu’il ressent un manque.

Ce qu’il recherche à un moment précis n’est pas encore là et ne le sera pas selon le calcul qu’il fait de la succession des circonstances. Il ne se pose plus de questions. Il en est arrivé à vouloir forcément que cet élément manquant apparaisse. Cela le met dans un état tel qu’il ne veut plus rien d’autre, puisque sa priorité a déserté les lieux.

  • L’ami distrayant attendu : Il se sent toujours mieux lorsqu’un certain jeune garçon ou une certaine jeune fille est dans son entourage parce que pour le divertir il n’y a pas mieux. L’idée première inconsciente gardée comme image de cet (te) ami (e) le pousse à ne vouloir que lui/qu’elle comme partenaire de jeu.
  • Le jouet d’un évènement mémorable : Pour lui, il ne s’agit pas d’un simple objet, mais d’un repère dans sa petite histoire. Cet article lui facilite la vie parce qu’il lui permet de se retrouver au moment même du déroulement de l’évènement tant adoré, surtout qu’il en garde un joyeux souvenir.
  • Le besoin de vous : Des fois, il se sent vulnérable, et il aimerait se blottir contre vous pour sentir votre parfum, mais ce n’est pas souvent facile pour lui de l’exprimer directement. Il ressent un besoin, mais ne sait pas l’exprimer.
  • L’envie de vous titiller : Vous paraissez loin lorsqu’il se sent dans un monde autre que le vôtre. Ce n’est pas ce qu’il veut. Vous êtes censé être juste à côté pour qu’il puisse sentir votre présence, sentir que vous êtes tous deux sur la même longueur d’onde.

Se sentir à la mauvaise place

Il ne se retrouve pas encore à sa place. Le lieu où il se trouve lui paraît un autre monde, une autre planète dont il n’est pas un habitant. Même ses repères n’y sont pas. Peu importe à quoi il se prête, cela ne lui rappelle rien de joyeux ou intéressant venant de son univers personnel. C’est parfois trop adulte pour lui.

  • Les termes compliqués : Ce n’est pas ce qui manque lorsqu’il est assis à côté de vous et vous discutez avec vos collègues. Tout ce qu’il voit, ce sont vos lèvres qui se remuent. Le seul élément qu’il appréhende, c’est le choix de la mauvaise position qu’il occupe. Soit il sort, soit il subit.
  • Les pairs qui n’en sont pas vraiment : Il se trouve avec des enfants qui ne partagent pas les mêmes centres d’intérêt que lui. Ce n’est pas vraiment dans la même mare qu’ils naviguent. Par exemple, il préfère les jeux de culture générale, eux les jeux de société. Il ne se sent pas dans son élément.
  • « Donne-moi quelques minutes » : Cette phrase lui retentit dans l’oreille comme la sonnerie perpétuelle lorsqu’il vous appelle, c’est un supplice pour sa petite personne de se voir reléguer souvent au second plan. Il se sent dérangeant.

L’oisiveté est mère de tous les vices

 Il n’a rien à faire d’assez intéressant selon ses centres d’intérêt prédéfinis. Il a fonctionné avec un emploi du temps bien apprêté qui lui permet de conférer une place à toutes ses activités. Il adore être occupé, toujours et bien occupé. Mais, il a oublié de mettre une ligne supplémentaire pour une activité précise : l’ennui.

  • Il est souvent trop occupé : Tout le temps avec quelque chose à faire, peu importe l’instant. Quelques minutes ou même secondes de relâchement, et il croit qu’il est sans but fixe. Ce fait le trouble.
  • Se sentir utile, une nécessité : Il ne supporte pas d’être mis à l’écart lorsqu’il y a à faire. Il veut participer à sa manière aux travaux engagés. Son unique souci est de se faire compter parmi les personnes aux actes utilitaires.
  • Aider pour mieux-être : Il apporte son aide à une personne ; cela le remplit de joie. C’est un stimulant. Dès que les personnes nécessiteuses disparaissent, il se sent moins indispensable et est abattu.

Vous êtes inquiet ? Il ne faut pas.

L’ennui est la plupart du temps source de révélation de plusieurs autres qualités. Il n’y a que lorsque votre enfant est ennuyé qu’il recherche autour de lui des curiosités pour le pousser à aller loin ou à faire quelque chose de différent. L’ennui est à la base de plusieurs découvertes stupéfiantes parce qu’il vous incite à chercher autour de vous ou à regarder autour de vous. La décision ne vous revient même plus. Lorsque vous êtes ennuyé, vos sens sont aux aguets inconsciemment. Ils guettent la moindre opportunité, la moindre occasion de s’envoler.

Dès que vous apercevez quelque chose de nouveau, vous mettez toute votre énergie cérébrale dans la bataille pour arriver à trouver un moyen d’investir cette découverte vers le choix d’une zone de confort nouvelle. Ce n’est pas vous qui gouvernez, mais votre volonté d’être actif en tout temps.

À la longue, vous innovez avec le peu que vous avez sous la main. Votre vie devient plus intéressante avec de nouveaux éléments plus enrichissants. C’est finalement l’ennui qui vous rend plus inventif. En plus, vous accordez plus d’importance à votre environnement parce que vous ne savez pas ce qui pourrait chasser l’ennui la prochaine fois qu’il apparaitra. Vous donnez ainsi plus de couleurs à votre vie et à celle des gens qui vous entourent.

Un mal par un mal

Envie d’essayer de soigner le mal par le mal ? L’ennui peut toujours vous servir positivement. Il faut juste trouver le moyen intelligent de le réinvestir dans une initiative plus utilitaire. Vous n’avez qu’à suivre les étapes suivantes :

  • Libérez son calendrier : Donnez-lui du temps libre. Il doit être assez déchargé pour s’ennuyer comme il faut. À force de ne rien faire durant ces moments de vaches maigres en termes de divertissement ou d’occupations, il s’en ira trouver de nouvelles activités prenant en compte ses besoins.
  • Rendezle indépendant : Il serait préférable pour la bonne marche du processus et l’atteinte des objectifs que ses amis lui laissent aussi des temps de distraction individuelle qu’il pourra consacrer à ses nouveaux centres d’intérêt. Il sera partant pour des jeux n’incluant que sa personne.
  • Soyez moins entreprenant : S’il vient vers vous solliciter votre participation à son divertissement, restez dans la logique des règles qu’il a créées sans jamais proposer. Dès qu’elles lui paraitront trop standards, il les remplacera.
  • Donnez-lui des ailes : Une de ses activités n’est plus assez attrayante pour lui, et il vient vous solliciter pour en trouver une meilleure. Faites juste une allusion à son ingéniosité. Cela va le pousser à chercher seul à occuper son temps.

Le jeu : une boussole ?

Trouvez-lui instantanément des activités pouvant le pousser à vouloir faire mieux que les autres fois. Le jeu est un moyen assez distrayant de le rendre vivant et vif autant que vous le voulez. Il faut qu’il puisse tout en s’amusant apprendre un certain nombre de choses sur le monde et ses richesses. Le jeu revêt une pluralité de caractères.

  • Le facilitateur d’acquisition du savoir : Grâce au jeu, sans même s’en rendre compte, l’enfant se dote de plusieurs bases en matière de connaissances.
  • Le modeleur de conscience : L’enfant n’a plus qu’à suivre les différentes règles pour en apprendre plus sur lui et se donner des limites à ne pas dépasser, pour réussir.
  • Le modérateur de groupe : Dès qu’ils sont en groupe, les enfants jouent sans tenir compte de leurs anciennes querelles, surtout qu’ils sont obligés de respecter les règles pour gagner.
  • L’éveilleur de talents : Un œil attentif permet de déceler le talent d’un enfant selon la façon dont il est doué à tel ou tel autre jeu.
  • Le révélateur d’intelligence : Si vous voulez découvrir la face cachée de votre postérité, mettez-la dans une situation (un jeu) où il ne lui est pas permis de reculer. Vous verrez à quel point elle est douée pour sortir des situations difficiles.
  • La gourde à habiletés sociales et morales : Jouer, c’est apprendre à mieux vivre. Les enfants acquièrent plus facilement les bases en progrès personnel dans les activités ludiques que dans la vraie vie.

Vous à côté ! Le tour est joué.

Votre job, c’est le ramener à sa place. Soyez son super héros préféré contre l’ennui, le travailleur de l’ombre. Tout ce dont il a besoin se trouve autour de lui. Faites-le-lui voir.

L’environnement immédiat : un réservoir de solutions

Aidez-le à s’imprégner de son environnement et à le voir sous un autre jour. C’est le premier point sur lequel tout votre travail doit se baser. S’il veut passer l’étape de la nostalgie avec succès, l’œil du détecteur d’opportunité doit lui venir. Il doit être en mesure de savoir dans quel coin se trouve tel objet pouvant lui servir de base pour une distraction bien précise qui existe ou qu’il devra inventer.

La solitude : une porte de sortie

S’il ne peut toujours pas se prêter à un jeu seul, votre enfant ne s’assume pas et ne tient pas encore assez totalement compte de son potentiel. Il vous revient de l’amener à le valoriser. Votre premier point d’ancrage est un amalgame presque complet de tout ce qu’il aime dans une seule et unique activité ludique.

Les défis nouveaux

Lorsque vous remarquez que votre enfant n’a plus goût à rien, trouvez une façon différente d’exploiter son temps libre. Il lui faut des travaux qui l’incitent à se surpasser pour en apprendre plus sur lui-même. Trouvez-lui de nouvelles façons de se redécouvrir et de voir la puissance de ses pensées et de ses muscles. Tout est à diriger vers de nouvelles limites, de nouvelles bornes, de nouvelles visées. Votre enfant doit être à même de comprendre que tout est possible lorsqu’on s’y met. Il pourra facilement passer l’étape de l’ennui lorsqu’elle surviendra à nouveau.

Jouez également

Ne trouvez pas toujours des prétextes pour le laisser seul. Il doit sentir que vous êtes à côté et qu’il peut s’appuyer sur vous : c’est assez réconfortant. C’est un fait qui a un effet positif sur votre enfant. Il ne doit pas pouvoir accueillir l’abattement tant qu’il sentira que sa joie de vivre profite à quelqu’un à qui il tient. Vous devez subtilement le laisser faire pour la majeure partie du temps ce qu’il faut pour la réalisation de ses desseins. Dès que vous aurez compris que vous n’êtes plus indispensable, éclipsez-vous. Cela lui fera un espace plus grand pour plus de variété dans les activités.

Le groupe comme stimulant

Les autres le poussent loin. Dès qu’il se retrouve avec ses amis, il est sous le regard des personnes qui l’aident à former son monde. C’est assez important pour lui, qu’ils l’entourent tous. Il puise son sourire et sa joie de leur plaisir et de leurs rires. C’est une technique qui lui facilite l’adhésion au groupe. S’il a l’habitude d’être le leader de son groupe, cela rend encore plus aisé le processus. Il est alors plus enclin à se fondre dans la masse et à profiter d’elle.

Tout le meilleur du monde pour lui

L’ennui n’est pas forcément nuisible à votre enfant. Cela lui ouvre souvent les yeux sur ce qu’il côtoie tous les jours. Il arrive à grandir à petits coups et à se forger une personnalité. Ce sont juste des moments qui l’obligent à se regarder en face et à réveiller au plus profond de lui son envie de vivre, en joie. L’ennui bien exploité guérit l’ennui. Ne forcez pas les choses. Si vous essayez et cela ne marche pas, laissez-lui le gouvernail ; en écoutant son intuition, il échouera à bon port.

Quelques idées d’activités pour chasser l’ennui

Voici quelques activités que vous pouvez proposer à votre enfant quand ce dernier se trouve confronter à l’ennui :

  • Pierre-papier-ciseaux ;
  • La chasse aux trésors ;
  • Aller à l’école de David Copperfield : apprendre un tour de magie ;
  • Réaliser des avions-papier ;
  • Jouer à cache-cache ;
  • Faire des puzzles ;
  • Confectionner des marionnettes ;
  • Jouer avec la pâte à modeler ;
  • Jouer à la chasse aux couleurs et bien d’autres.

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